4 défis auxquels fait face le transport routier au Canada

4 défis auxquels fait face le transport routier au Canada

Le transport routier est le mode te transport le plus utilisé au pays. Il englobe les entreprises de camionnage, de la messagerie et de la livraison pour le transport des marchandises. Il comprend aussi les compagnies de transport de passagers et les entreprises qui offrent du soutien à ces compagnies. Bref, c’est tout un secteur d’activité économique qui fait présentement face à des défis d’envergure que représentent l’état des routes, les problèmes de congestion dans certains secteurs, l’empreinte environnementale et la sécurité.

L’état des routes

Les hivers rigoureux font partie des caractéristiques qui font de notre pays nordique un environnement unique en son genre en ce qui concerne le transport routier. Certes, circuler au volant d’un poids-lourd en pleine tempête de neige n’est pas une mission de tout repos. Les conditions météorologiques extrêmes influencent énormément la durée des trajets des camionneurs.

Mais les effets de la saison froide se font aussi sentir une fois le beau temps revenu. En effet, les cycles de gel et de dégel jouent un rôle déterminant sur l’état des routes au Québec et dans le reste du pays. Si de l’eau s’infiltre dans la chaussée durant une période de redoux, elle fera ensuite éclater la chaussée en se solidifiant lors des froids intenses qui suivront. C’est de cette façon que se forment les nids de poule. Ces derniers peuvent avoir des répercussions négatives pour les transporteurs routiers qui voient leurs véhicules subir des dommages et de l’usure prématurée en raison de ces imperfections de la route. Les sels déglaçant et les abrasifs utilisés pour l’entretien du réseau routier endommagent aussi les véhicules, autant au niveau de la carrosserie que des éléments mécaniques.

Les problèmes de congestion

La congestion que l’on peut observer dans certaines zones urbaines du pays ralentit sensiblement les déplacements de millions d’automobilistes, ainsi que la circulation des marchandises. Vu l’importance du transport des biens et des personnes entre les métropoles du Canada, ce temps perdu se traduit par une moindre efficience économique.

Les compagnies de transport routiers sont une partie importante de la chaîne d’approvisionnement de nombreuses entreprises. Un simple retard peut donc contribuer à faire perdre des sommes importantes à un client. Les échéanciers de livraison étant de plus en plus serrés, les transporteurs sont donc confrontés à un véritable casse-tête et doivent parfois redoubler d’imagination pour trouver des tracés alternatifs.

L’empreinte environnementale

Le transport routier est à l’origine de la plus grande part des émissions de GES imputables au transport au Canada.  Du coup, l’efficacité énergétique du transport routier de marchandises a crû depuis 10 ans. On remarque toutefois que les activités de camionnage ont progressé davantage que les niveaux de gaz à effet de serre qu’ils produisent.

Cependant, plusieurs mesures gouvernementales ont été prises pour tenter de réduire encore plus l’incidence du transport routier sur l’environnement. Ces gestes exigent des investissements importants de la part des propriétaires d’entreprises de camionnage. Ils sont dans l’obligation de renouveler leurs flottes de véhicules ou encore d’effectuer des mises à jour sur certains de leurs véhicules pour se conformer aux règles environnementales.

La sécurité

Le transport routier implique parfois de circuler avec des matières potentiellement dangereuses. De telles situations génèrent des risques énormes pour la sécurité des chauffeurs et des autres utilisateurs du réseau routier. C’est pourquoi il est impératif que les conducteurs de ces chargements soient formés pour pouvoir réagir adéquatement à toute éventualité. Évidemment, de telles formations exigent des investissements de temps et d’argent. Les entreprises de transport doivent aussi s’assurer de la conformité de leurs chargements et de leurs remorques.

Les heures de travail des chauffeurs doivent aussi faire l’objet d’une surveillance. Un nombre maximum d’heures de conduite est autorisé, question que leur niveau de concentration soit toujours suffisant compte-tenu des risques que pourrait impliquer une baisse de l’acuité du conducteur.

Au bout du compte, les compagnies de transport routier font face à de nombreux défis quotidiennement. Elles doivent faire preuve d’ingéniosité pour demeurer efficaces et compétitives, tout en se pliant aux exigences gouvernementales en matière d’environnement et de sécurité.