Commerce électronique transfrontalier : Scandale en Chine

Commerce électronique transfrontalier : Scandale en Chine

Les organismes qui collaborent avec les plateformes chinoises dans le cadre du commerce électronique transfrontalier s’intéressent de plus en plus à la qualité des produits made in Chine. En effet ces derniers temps, des problèmes de sécurité se sont soulevés.
Cette situation arrive alors que les chiffres font état d’une augmentation des ventes transfrontalières de commerce électronique de détail depuis la Chine de 29,1 % en 2017, soit près de 110,68 milliards de dollars. Les taux de croissance devraient être de deux chiffres jusqu’en 2019 et les ventes atteindront 157.70 milliards de dollars d’ici 2020.

Grosse inquiétude depuis le scandale des crevettes bourrées de gélatine

Ces dernières années, le commerce électronique transfrontalier en Chine concerne plus les produits de santé et de bien-être. Mais en raison de la pollution de l’environnement et d’un certain nombre de scandales relatifs à la salubrité des aliments qui ont récemment secoué le pays, des soupçons planent sur l’origine des approvisionnements. Cette méfiance s’est surtout accrue récemment suite à la saisie de crevettes par des inspecteurs de sécurité. Elles auraient été injectées avec de la gélatine afin de les rendre plus attrayantes, un scandale qui a fait du bruit sur les réseaux sociaux en Chine.

Quand on analyse les données recueillies sur le commerce électronique transfrontalier, on se rend compte de l’inquiétude des clients concernant le traitement des produits venant de Chine. Un sondage réalisé en décembre 2015 dans le pays sur les acheteurs numériques transfrontaliers a révélé que les produits en poudre de lait pour bébés, ainsi que les produits de santé et de bien-être, figuraient parmi les quatre principales catégories de produits achetées auprès de sites douteux. L’Australie, qui a la réputation de fabriquer des produits naturels et sains, a toutefois été un des principaux bénéficiaires de cette demande.

Le commerce électronique transfrontalier : une opportunité pour atteindre les consommateurs chinois

Malgré les scandales, l’utilisation de plateformes de commerce électronique basées en Chine, comme JD.com, est la meilleure façon pour les détaillants étrangers d’atteindre les consommateurs chinois. Plusieurs structures australiennes ont eu la bonne idée de passer par des réseaux de clients sur internet. « Daigou » en fait partie, un réseau qui achète des biens en Australie pour les revendre en Chine.

Alibaba est entré dans la danse en envoyant des experts du commerce chinois en Australie afin d’y promouvoir les produits provenant de Chine. Des plateformes de réseaux sociaux, comme Youku Tudou et Weibo, ont même été exploitées à cet effet, car on y trouve de la documentation relative à ce voyage.

Mais malgré cet intérêt, l’Australie n’est pas le pays qui vend plus de produits aux consommateurs en Chine. Selon Alibaba et CBNData des sites visibles à la première page de Google, l’Australie représentait seulement 7,9 % des ventes à l’étranger aux acheteurs numériques en Chine en 2016, derrière le Japon (19,3 %), les États-Unis (18,3 %), la Corée du Sud (13,6 %) et l’Allemagne (8,0 %).