Le dépistage du cancer de la prostate

Le dépistage du cancer de la prostate

Bien qu’il se développe en grande partie chez les hommes âgés, le cancer de la prostate peut survenir à tout âge. Il représente en France la deuxième cause de décès par cancer chez les hommes. Bien que cette statistique soit surprenante, la bonne nouvelle est que la plupart des hommes chez qui on diagnostique un cancer de la prostate, surtout à un stade précoce, peuvent y survivre.

Quand envisager le dépistage du cancer de la prostate

Bien que la communauté médicale ne soit pas tout à fait d’accord sur le fait que le PSA soit un test de dépistage du cancer de la prostate, c’est à vous et à votre médecin traitant de parler de votre risque de cancer de la prostate et de créer un plan de dépistage qui vous convienne.

Étant donné que le cancer de la prostate ne provoque généralement pas de symptômes apparents, surtout aux premiers stades, l’Association française d’urologie a émis ses recommandations sur le moment où il convient, en règle générale, d’envisager un dépistage du cancer de la prostate.

Si vous présentez l’un de ces symptômes, vous devez en parler immédiatement à votre médecin :

  • Douleur dorsale
  • Du sang dans les urines
  • Un changement dans le débit ou la fréquence de vos urines
  • Douleur en urinant
  • Douleur pelvienne

Par ailleurs il est fortement recommandé de consulter votre médecin traitant ou un urologue aux âges suivants :

  • 40 ans pour les hommes à haut risque (antécédents familiaux de cancer de la prostate, en particulier plus d’un parent proche)
  • 45 ans pour les hommes à haut risque (hommes afro-américains ou ceux dont un proche parent est atteint d’un cancer de la prostate)
  • 50 ans pour les hommes à risque moyens

Tests de dépistage du cancer de la prostate

Il existe un certain nombre de tests pour aider à détecter le cancer de la prostate :

  1. Le toucher rectal: il s’agit d’un examen physique au cours duquel votre médecin vérifiera si votre prostate présente des bosses ou tout autre élément inhabituel,
  2. Le test des PSA: il s’agit d’un test sanguin qui va mesurer le niveau de PSA, ou antigène spécifique de la prostate, dans votre sang. Bien qu’un taux élevé de PSA pourrait indiquer un cancer de la prostate, cela ne signifie pas toujours que vous en êtes atteint. Un taux de PSA élevé peut également être le signe d’une infection, d’une inflammation ou d’une hypertrophie de la prostate.

Comme le test PSA est non invasif, ce sera souvent le 1er test que votre médecin vous prescrira. Si votre niveau de PSA est élevé, votre médecin pourra décider de la pertinence de tests supplémentaires.

Traitement du cancer de la prostate

Les hommes confrontés à un diagnostic de cancer de la prostate peuvent choisir avec leur urologue parmi plusieurs options de traitement en fonction du type de cancer de la prostate et de son grade. Les options varient entre :

  1. La surveillance active
  2. La chirurgie
  3. La radiothérapie (externe et curiethérapie).

Certains traitements comme ceux de radiothérapies s’accompagnent d’effets secondaires plus ou moins handicapants par exemple des troubles érectiles.

Effets secondaires de la radiothérapie

En raison de la proximité de la prostate avec le rectum, la radiothérapie peut causer des dommages au rectum pendant le traitement. Certains effets secondaires peuvent entraîner des problèmes d’incontinence fécale. Votre radiothérapeute pourra toutefois faire usage d’un Hydrogel qui lui permettra de créer une sorte de protection entre la prostate et le rectum afin de moins l’exposer aux rayons de la radiothérapie. Le radiothérapeute pourra ainsi cibler son cancer tout en préservant les tissus sains. L’hydrogel est naturellement absorbé et éliminé du corps dans l’urine du patient.

Grâce aux avancées de la médecine, les hommes diagnostiqués avec un cancer de la prostate ont donc de multiples options thérapeutiques avec des chances de survie très conséquentes, il faut donc garder espoir dans votre projet de vie.