Le projet urbain du Grand Bordeaux : en route vers 2030

Le projet urbain du Grand Bordeaux : en route vers 2030

Bordeaux peut encore grandir. Ce sont les termes que son maire a employé lorsqu’il a décidé en 2009 de lancer son projet urbain « Bordeaux 2030 ». Nous essaierons de reproduire ici les grandes lignes de ce projet qui repose sur trois objectifs.

Premier objectif : la centralité de Bordeaux

Bordeaux doit se développer suivant un schéma radioconcentrique. L’atteinte de ce but s’appuie sur la création de deux ponts. L’un sera situé au nord et le deuxième prévu être réalisé en 2016 au sud. Grâce à eux, il sera possible de réaliser le bouclage des boulevards. Ainsi, le territoire de la Bastide sur la rive droite sera tout comme le centre historique de Bordeaux au cœur de l’agglomération.

Deuxième objectif : Créer de nouvelles polarités intercommunales.

Dans l’esprit d’Alain Juppé, Bordeaux doit conserver son titre et son rôle de ville centre, mais elle se doit également de se développer sur toute l’étendue de son territoire. La réalisation des deux ponts s’avère alors primordiale, car elle mettra Bordeaux en relation avec les communes voisines et permettra l’avènement de quartiers nouveaux à cheval sur la Garonne.
Ces nouveaux quartiers qui ont pour nom Bassins à flots et Brazza au nord et Gare Saint-Jean, Belcier, Deschamps et Floirac au sud, doivent se développer en harmonie avec le centre, mais indépendamment. La nécessité de pôles multimodaux train – tram – voiture devient donc évidente. Avec la réalisation du pont Jean Jacques Bosc et l’arrivée de la LGV qui permet de relier Bordeaux à paris en 2 heures, Bordeaux aura alors un tracé de tramway en étoile permettant aux usagers de « zapper » le centre s’ils veulent se rendre d’un point à un autre de la ville.

Troisième objectif : Accueillir jusqu’à 50 000 nouveaux habitants.

D’ici 2030, Bordeaux devrait être en mesure d’héberger 30 000 à 50 000 nouvelles âmes. L’enjeu est de taille, car il ambitionne de transcender les besoins ordinaires des quartiers nouveaux. Il se propose de réussir la gageure de leur offrir des logements, des équipements, des emplois et surtout un cadre de vie à la hauteur de ce qui a toujours fait la réputation de Bordeaux : une qualité de vie bien au-delà de la moyenne.
Pour atteindre ce but, Bordeaux se doit de conscientiser et aider la population à avoir recours à des sources d’énergie renouvelables, à isoler de manière optimale les habitations. La tâche est apparemment simple pour l’immobilier neuf bordelais, mais les choses se compliquent lorsque l’on a affaire aux logements existants, et la situation est encore pire dans les quartiers historiques ; ce qui va sans doute amener les responsables de la ville à revoir les textes concernant les panneaux solaires.