Radioprotection : qu’est-ce qui a changé en 2016 ?

Radioprotection : qu’est-ce qui a changé en 2016 ?

La question des compétences en radioprotection est au centre des interrogations en France, surtout dans un contexte où le nucléaire est plus que jamais remis en cause. Dès lors, des centrales nucléaires aux hôpitaux en passant par les aéroports, les universités ou encore l’industrie agroalimentaire, il existe plus de 380.000 personnes qui utilisent des sources de rayonnements ionisants en France. Au sein des entreprises, il existe des personnes compétentes en radioprotection qui sont chargées de veiller sur la sécurité du personnel. Alors, quels sont les changements qui ont été opérés en 2016 et qui se poursuivent encore aujourd’hui ?

Des prérequis et une formation renforcée

Avec une réforme effective depuis le 1er janvier 2016, la personne compétente en radioprotection doit disposer d’un bac scientifique ou technologique. Ensuite, elle devra suivre une formation initiale qu’il faudra renouveler tous les 5 ans. Dès lors, elle ne pourra plus exercer que dans des secteurs, les options ou encore les niveaux égaux ou inférieurs précisés sur sa certification en radioprotection. Celle-ci est dès à présent assurée par des organismes de formation certifiée. En ce qui concerne les travaux pratiques, l’organisme doit obligatoirement disposer de laboratoires, de matériels de mesure ou encore d’appareils émettant des rayons X de même que des salles équipées de ces matériels.

Trois niveaux de formation

Avec les nouvelles exigences dans le secteur nucléaire, on assiste aujourd’hui au passage de 2 à 3 niveaux de formation. Il va désormais falloir une bonne vingtaine d’heures de formation pour le premier niveau. Ensuite, on aura entre 50 et 60 heures pour le second niveau et une centaine d’heures pour le 3e niveau. À noter que l’accent sera mis sur la pratique avec une réelle réorganisation de la formation en deux modules : un module théorique et une pratique. La PCR va ainsi être formée à mieux présenter les risques liés aux rayonnements, aux travailleurs et surtout à mieux échanger avec les différents acteurs, notamment l’employeur et le médecin. Enfin, les modules pratiques sont prévus en fonction du secteur d’activité dans lequel l’individu souhaite évoluer.

L’avenir du nucléaire en jeu

À travers ces différentes réformes, c’est clairement l’avenir du nucléaire qui est en jeu. En effet, beaucoup de personnes estiment, y compris certaines autorités, que la France devrait tourner le dos au nucléaire d’ici l’horizon 2050. Mais en attendant, il faudra penser à sécuriser tout cela grâce à une certification en radioprotection.