Préserver fertilité masculine : les dangers à éviter

Préserver fertilité masculine : les dangers à éviter

La fertilité masculine influence la capacité d’un homme à se reproduire et induire une grossesse chez sa partenaire. Toutefois, cette dernière peut être altérée au niveau de la qualité ou de la quantité du sperme, mais aussi suite à des dysfonctionnements d’érection ou d’éjaculation. Cette altération est souvent une conséquence d’un traitement médicamenteux ou une exposition à une source toxique.

Quelles sont les causes d’une atteinte de la fertilité masculine ?

En règle générale, les cas enregistrés de fertilité masculine font suite à une utilisation de traitements médicamenteux toxiques pour l’appareil reproducteur masculin. En effet, les sujets atteints de cancers solides sont souvent concernés par cette problématique suite à une administration d’une chimiothérapie, radiothérapie ou une succession de chirurgies pelviennes. Ces pratiques thérapeutiques sont, à des degrés différents, à l’origine d’une altération de la gamétogenèse, du fonctionnement testiculaire ou de tout autre aspect de la sexualité.

Les différentes altérations de l’appareil reproducteur masculin surviennent chez un sujet en cours de traitement. Néanmoins, ces derniers peuvent persister d’une façon définitive. Ce risque de persistance dépends principalement du :

  • type de traitement ;
  • de la dose administrée ;
  • de l’âge du patient lors de l’administration du traitement.

Comment préserver la fertilité masculine ?

Dans 10% des cas, une thérapie cancéreuse peut être à l’origine d’un dysfonctionnement de la fertilité masculine chez le sujet en bloquant la formation des spermatozoïdes à différents niveaux. De ce fait, avant d’entamer un traitement de ce type, un homme souhaitant engendrer un enfant dans le futur devra se tourner vers une banque de sperme pour une cryoconservation de son sperme.

Si l’éjaculation du sujet est saine avec une production de spermatozoïdes viables, l’échantillon de Cryoconservation peut alors être obtenu par une masturbation. Une fois recueilli dans un récipient stérile, ce dernier est congelé à moins de 196 degrés dans de l’azote liquide.

En contrepartie, si le sujet produit un sperme viable mais souffre d’un dysfonctionnement au niveau du processus d’éjaculation, une électroéjaculation ou une stimulation vibratoire du pénis peut être envisagée.

Certains patients souffrant d’une azoospermie ou absence de spermatozoïdes dans leur sperme peuvent faire appel aux nouvelles techniques de collecte du sperme. Cette collecte se fera alors directement à partir des testicules ou de l’épididyme, lieu de stockage des spermatozoïdes.

Les différentes techniques pour le prélèvement du sperme sont réalisées sous anesthésie locale ou générale de la façon suivante :

  • une TESA ou aspiration à l’aiguille du testicule ;
  • une extraction des spermatozoïdes par biopsie du tissu testiculaire ;
  • une aspiration des spermatozoïdes à travers la peau PESA ou à travers la peau MESA.

Le prélèvement des échantillons de sperme peut être réalisé au niveau d’une clinique de fertilité ou au domicile du malade. Toutefois, il est nécessaire que l’échantillon prélevé soit acheminé au laboratoire dans les délais prévus.

Une fois le traitement de chimiothérapie terminé, le couple peut effectuer une demande d’utilisation des échantillons congelés pour une fécondation in vitro.

Pour ce qui est des garçons en âge pré-pubère, la préservation de la fertilité par un stockage des cellules souches ou encore du tissu testiculaire non mature ne fait pas encore partie des pratiques cliniques courantes.